24 Heures

09.03.2010

Registre national des puces RFID, le Parlement accepte

codesbarreshumains

Par 68 voix contre 66, le Conseil national a finalement accepté ma motion pour un registre national des puces RFID.

J’ai déposé cette motion en 2008. Elle demande que la Suisse institue un registre national des puces de la technologie RFID permanentes ou temporaires. Ce registre national devrait être librement accessible à la population pour qu’elle puisse avoir les informations sur l’existence et les activités des puces.

En 2005, il y avait eu à Montreux une conférence internationale des commissaires à la protection des données. Elle avait été organisée à l’initiative du Préposé fédéral à la protection des données, M.Hanspeter Thür. Lors de cette conférence, on avait mis en avant les avantages et les aspects négatifs de ces puces RFID. Parmi les aspects négatifs, il y a justement les risques considérables pour la protection de la sphère privée. En effet, une puce RFID peut par exemple être lue à distance, grâce à des appareils spécialisés et à l’insu du client qui la porte.

Cela peut éventuellement être utile dans un entrepôt, mais évidemment, lorsque cela touche des personnes, des humains, par exemple suivre les mouvements d’un client portant un vêtement muni d’une puce RFID, cela pose d’énormes problème de protection des données.

Le Conseil fédéral prétend que la création d’un registre national risque de coûter trop cher et qu’il sera très difficile pour les consommateurs de le consulter.

En ce qui concerne le fait que cela puisse coûter trop cher: il suffirait de faire supporter le coût de l’opération sur internet aux placeurs de puces. Ensuite, il y aurait une sorte de police ou de gendarmerie qui surveillerait si les informations des “puceurs” sont correctes.

Prétendre ensuite que les consommateurs ne sauraient pas consulter, parce que cela serait très compliqué pour eux,d’entrer dans ce registre… Bon, les consommateurs ne sont pas idiots, il y a aujourd’hui des organisations de consommateurs qui peuvent parfaitement être une aide pour justement déceler les différentes difficultés en la matière.

L’acceptation de la motion va ainsi forcer le Conseil fédéral à mettre en place un registre qui peut nous permettre, à nous citoyens, de pouvoir résister à cette technoscience qui s’insinue partout, sans aucune résistance, comme s’il était normal que toutes les évolutions technologiques dussent être acceptées sans aucun garde-fou pour protéger les citoyens.

18.02.2010

Un député grec, la main dans la culotte

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Au moment où la résistance ouvrière, paysanne et des salariés s’affirme en Grèce contre les mesures d’austérité, la crainte de la bourgeoisie européenne devient totale. Car derrière la Grèce, il y aura aussi les peuples portugais et espagnols qui pourraient intervenir rapidement, placés dans des situations identiques.

Pour l’heure, une grève générale est annoncée en Grèce le 24 février contre la baisse des salaires, l’augmentation de l’âge de la retraite, la fermeture des services publics dits “non rentables” et la suppression d’aides sociales de base.

La mise sous tutelle européenne d’un Etat indépendant au nom d’un pacte de stabilité néo-libéral pose des questions nouvelles sur les droit des peuples à décider de leur destinée au sein de l’Union européenne.

Mais quand il y a résistance, il y a aussi collaboration. Ainsi ce député double national germano-grec au Parlement européen Giorgos Chatzimarkakis (élu du parti libéral FDP allemand) qui déclare dans une interview:

“Je crois que nous sommes bien inspirés et que nous avons une chance de ramener la Grèce sur la voie de la vertu et à vrai dire, les Grecs ont été habitués au cours de leur histoire à avoir des gouvernements étrangers. Plus de 300 ans, ils ont fait partie de l’Empire ottoman et connaissent le fait d’être gouverné de l’extérieur. Je ne veux pas pavoiser là-dessus, je veux simplement exprimer que l’âme grecque connaît déjà un peu cet état et qu’elle ne sera pas trop étonnée de se retrouver dans une telle situation.”

Ben voilà. La boucle est bouclée. Les dominants ont toujours eu besoin de laquais… et celui-ci est pris la main dans la culotte du néo-colonialisme néo-libéral.

07.02.2010

A Caracas, chaque metro cable a un nom

MetroCable Caracas humanismo

MetroCable Caracas amor

MetroCable Caracas etica social

J’ai pris la téléphérique “amour” et je suis rentré avec celui “d’éthique sociale”.

Le tout nouveau MétroCable inauguré dans le quartier St-Augustin de Caracas le 1er janvier dernier est une belle réalisation sociale et écologique.

Quartier, disons bidonville… enfin desservi, par un transport public qui joue ici le rôle de transformation sociale. Il fait s’imaginer 40.000 habitants, vivants dans des maisons de tôles, sans rues. Des milliers de femmes obligées de transporter quotidiennement nourriture, effets ménagers sans moyen de locomotion dans un “barrio” particulièrement escarpé.

Le gouvernement Chavez a mis en route une démarche originale de transport public (5 stations intégrées au réseau du métro, 52 cabines, sur 1,8 km, avec des tickets bon marché), première étape de réhabilitation sociale du quartier, avec installation de dispensaires de santé, d’écoles, de centres culturels tout cela avec un processus d’autogestion et de démocratie de base.

Normal, après cela que les cabines portent les noms d’amour, humanisme, souveraineté, justice sociale…